Biographie

Contrainte à stopper son activité, elle rebondit
Oudon – Marie Deniau a la passion des animaux et a travaillé 22 ans en toilettage. Elle a dû arrêter
son activité après le confinement. Avec courage, elle entame sa reconversion professionnelle.

Les gens d’ici
La vie n’a pas épargné Marie Deniau, 38 ans. Oudonnaise depuis treize ans et maman solo d’une petite fille de 10 ans.  “J’ai toujours aimé les ani­maux et, dès 15 ans, j’ai choisi d’y consacrer mon activité professionnelle.”

Après une formation de deux ans en apprentissage. elle obtient avec mention son brevet de toilettage canin. “J’ai tout de suite trouvé un emploi en CDI dans un centre d’éducation canine du centre-ville de Nan­tes. J’y suis resté neuf ans.” Et puis, la jeune femme choisit de se mettre à son compte et ouvre son salon de toi­lettage pour chiens et chats, à Orvaut, en mars 2009. 

“Un crève-cœur”

Son entreprise, Animod, lui apporte beaucoup de satisfactions. Sa clientèle se développe et lui fait confiance. Mais les charges sont lour­des pour la jeune femme qui peine à se rémunérer à la hauteur de son engagement dans son travail. Ses ressources sont fragiles. « Cette année, la pandémie et le confine­ment qu’elle a engendré auront eu raison de mon activité. En effet, je n’ai reçu aucune aide pour le mois de mars ; seulement à partir d’avril. Quand j’ai rouvert mon salon le 11 mai, c’était très difficile au niveau trésorerie et ma comptable m’a con­seillé d’opter pour une fermeture administrative. C’est-à-dire une liquidation judiciaire. ” Celle-ci fut prononcée début juillet et tout le matériel du salon a été mis en vente. « Un crève-cœur d’arrêter après vingt-deux ans dans ce métier de passion. Mais, je n’ai pas eu le choix. ” Les messages de sympathie de ses fidèles clients lui ont fait du bien. 

Du toilettage à l’infographie
La jeune femme se retrouve avec le RSA (revenu de solidarité active) comme seul revenu, mais ne baisse pas les bras. Au contraire, elle cher­che une nouvelle voie pour rebondir et, aidée par Pôle emploi, se lance avec courage dans une formation professionnalisante qui la mènera au métier d’infographiste. “À 15 ans, j’avais hésité à m’orienter dans une filière artistique car j’aime dessi­ner.” La formation dure cinq mois à temps plein et lui donnera le titre d’infographiste metteur en page. “J’aimerais travailler dans une agence de publicité et devenir, un jour, directrice artistique. C’est en tout cas ce que je vise aujourd’hui. “Marie Deniau est ambitieuse et, mal­gré les galères de la vie, se bat avec courage pour réaliser ses rêves. “Mon but est de toujours avancer”, dit-elle.